Collection Études Syriaques

vol. 1 : Les inscriptions syriaques (2004)

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vol. 2 : Les apocryphes syriaques (2005)

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Présentation

L'ouvrage est consacré aux apocryphes syriaques et en souligne les richesses thématiques : Jésus et sa parenté, épopées d'apôtres partis évangéliser le monde connu, histoires de disciples fondateurs de communautés en Orient - dont les chrétiens font encore mémoire aujourd'hui - interprétations et exégèse bibliques, récits circulant sous un nom célèbre, apocalypses, littérature juridique... Souvent traduits du grec, mais aussi produits directement en syriaque, ces textes ont été transmis dans d'autres aires culturelles, en particulier en arménien, en géorgien et en arabe, où ils ont formé le socle des traditions relatives aux origines chrétiennes.

Ce recueil offre un panorama sur les divers domaines que couvrent les apocryphes syriaques et indique quelques perspectives ouvertes par un corpus très varié. Les chapitres constituent autant d'introdcutions par des spécialistes de ces questions, aux différents genres présentés. Ils permettront peut-être aux lecteurs de découvrir l'intérêt de ces textes souvent négligés.

Ce livre collectif est destiné à tous ceux qui s'intéressent aux littératures orientales anciennes et bibliques, aux gestes d'apôtres, aux sciences religieuses de l'Antiquité chrétienne et, d'une manière générale, aux traditions des chrétiens d'Orient.

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vol. 3 : Les liturgies syriaques (2006)

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vol. 4 : Les Pères grecs en syriaque (2007)

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Présentation

Dès les origines de l'acculturation de la civilisation chrétienne syriaque dans le monde romano-byzantin, les Pères de l'Église d'expression grecque ont eu une influence considérable sur la littérature, la théologie et la dogmatique syriaque, mais aussi, par le mouvement des traductions, sur le lexique et la syntaxe de la langue ainsi que sur la rhétorique.

Dans le vaste domaine de la patristique, ce livre offre un panorama de l'hellénisme syriaque, c'est-à-dire de l'influence qu'exercèrent les oeuvres des Pères écrites en grec qui furent traduites et lues en syriaque (la liste en est donnée).

On trouvera ici des thématiques sur la riche relation d'échange avec l'héritage grec qui se poursuivit au-delà de l'arrivée de l'Islam, jusqu'à l'époque médiévale. Elles envisagent l'apport à la langue syriaque des traductions faites sur le grec, notamment dans l'évolution de la terminologie théologique. Les conséquences s'en font sentir aujourdh'ui encore dans les discussions sur l'œcuménisme avec et entre les Églises orientales.

L'influence des œuvres des Pères est étudiée sous plusieurs angles : d'après leur présence dans les manuscrits, qu'il s'agisse de citations dans d'autres œuvres, exégétiques, patristiques ou grammaticales, d'extraits dans des florilèges ou de traductions proprement dites, témoins d'originaux parfois disparus en grec, mais aussi dans les peintures murales, en Syrie et au Liban, ou encore d'après leur réception dans les grands centres intellectuels comme Édesse, Nisibe, Mossoul et Bagdad, mais aussi dans le curriculum scolaire des monastères.

Ce livre s'adresse aussi bien aux spécialistes de patristique, pour qui les versions syriaques sont une porte vers les originaux grecs, qu'à tous ceux qu'intéressent la transmission et l'acculturation de l'hellénisme chrétien dans l'art, la littérature et l'histoire du Proche-Orient, de l'Antiquité tardive au Moyen-Âge.

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vol. 5 : L'Ancien Testament syriaque (2008)

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Présentation

Pourquoi L’Ancien Testament en syriaque et non L’Ancien Testament syriaque ? Tout simplement parce qu’il existe plusieurs versions syriaques de l’Ancien Testament.

La version la plus connue est sans conteste la Peshitta ; c’est la version commune aux différentes Églises syriaques, celle qui nourrit la liturgie et la prière quotidienne. Mais elle représente aussi un témoignage d’importance capitale pour l’histoire du texte vétérotes‐tamentaire car, avec la traduction grecque dite de la Septante, elle est, avant la Vulgate au IVe siècle de notre ère, la seule version ancienne de l’Ancien Testament faite directement sur le texte hébreu.

Ses rapports avec les targums sont complexes, mais mois étroits qu’on a pu le penser à une époque. Elle possède aussi de nombreux points de contact avec la Septante ; l’on verra que ceux‐ci sont apparus au cours d’une genèse complexe, et continuée durant plusieurs siècles. C’est naturellement une étude attentive des manuscrits qui a permis d’arriver à ces conclusions, et ce volume fait également le point sur la classification et la valeur des différents témoins de la Peshitta et les perspectives qu’offre désormais l’étude des Pères syriaques.

Au début du VIIe siècle, naquit une autre version syriaque de l’Ancien Testament, celle‐là traduisant, et servilement, la Septante : il s’agit de la Syro‐hexaplaire, ainsi nommée parce qu’elle conservait, mieux qu’aucun témoin grec, les signes critiques qu’avait utilisés Origène dans l’établissement de ses Hexaples (la première synopse biblique, pour ainsi dire). Elle connut un grand succès, à la différence d’une autre version, encore aujourd’hui méconnue, celle de Jacques d’Édesse.

Le panorama n’aurait pas été complet sans une mention des versions de la Bible susceptibles de dépendre des textes syriaques : il s’agit des versions arménienne, géorgienne et arabes.

Ce volume collectif, qui fait le point sur la recherche actuelle, s’adresse non seulement aux syriacisants, mais également à tous ceux que l’histoire et la « fabrication » du texte de l’Ancien Testament intéressent.

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vol. 6 : L'Historiographie syriaque (2009)

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Présentation

Des textes historiques très nombreux ont été produits de manière continue en syriaque du VIe au XIVe siècle. L’écriture de l’histoire naît dans cette langue avec les convulsions christologiques qui entraînent le développement de l’Église syro-orientale dans l’empire sassanide et la séparation progressive de l’Église miaphysite dans l’empire romain. C’est pour raconter l’histoire de leurs communautés, en les resituant souvent dans une histoire et une chronologie universelle que les diverses Églises de langue syriaque ont produit histoires et chroniques. C’est aussi pour expliquer les événements dramatiques que sont famines, épidémies, catastrophes naturelles, victoires des peuples ennemis non chrétiens (sassanides, arabo-musulmans, Mongols), mais aussi la cohabitation difficile avec les frères ennemis des autres confessions chrétiennes (y compris les Francs à l’époque des Croisades), que s’élabore une théologie de l’histoire à l’œuvre dans les textes.

L’historiographie est sans doute le seul champ littéraire où co-existent deux traditions d’écriture correspondant à des histoires différentes des communautés, dans l’empire romain d’un côté, dans le royaume sassanide de l’autre, qui subsistèrent après l’unification politique réalisée par les conquêtes arabo-musulmanes : l’une syro-occidentale puisant dans la Chronique d’Eusèbe et les histoires ecclésiastiques de ses successeurs ses modèles ainsi que sa matière, l’autre syro-orientale, fondée sur des biographies, à la manière de la tradition historiographique des écoles philosophiques grecques. Quand l’usage e l’arabe commença à se généraliser dans les cercles cultivés de ces Églises, furent produits des textes bilingues ou des histoires en arabe, qui, comme les textes syriaques eux-mêmes empruntèrent à des sources musulmanes, aujourd’hui partiellement ou à peu près complètement disparues.

Ce volume s’adresse aussi bien aux byzantinistes qu’aux islamisants et plus largement aux spécialistes d’historiographie, la tradition syriaque représentant une branche vive de l’historiographie tardo-antique et médiévale. Il est destiné aussi à tous ceux qui s’intéressent à la manière dont les communautés de langue syriaque ont écrit leur histoire et constitué leur identité, entre hellénisme et islam, en réponse aux troubles des temps.

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vol. 7 : Le Monachisme syriaque (2010)

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Présentation

L'histoire des communautés syriaques est intrinsèquement liée à celle du monachisme. Les plus grands écrivains, mais aussi les poètes, historiens, philosophes, grammairiens, médecins et scientifiques, furent le plus souvent aussi des moines, des abbés, des évêques ou des patriarches syriaques. Leur contribution à l'histoire du Proche et du Moyen-Orient sur plus d'un millénaire est considérable. L'institution monastique joua un rôle clef dans la transmission des savoirs, notamment de la culture grecque, vers la civilisation islamique puis vers l'Occident, contribuant éminemment à la construction des sociétés. C'est dire que la culture syriaque a été façonnée par le courant monastique, qui lui a donné sa marque, son caractère éminemment religieux.
Les histoires monastiques, les biographies de moines célèbres, les canons et règlementations conventuelles qui nous ont été transmis, révèlent l'insertion de courants chrétiens pluriels, et plus encore le façonnement d'une culture, au sein de milieux religieux très différents : païen, zoroastrien, musulman, ainsi que leur appropriation de l'héritage grec.
En cherchant à transmettre l'histoire de leurs plus célèbres couvents, les auteurs syriaques ont finalement donné à voir l'organisation sociale de ce monachisme dans ses formes originales (stylitisme, réclusion, ...), et son impact sur les transformations des sociétés : son rôle primordial dans les débats théologiques et les grandes polémiques des VIe-VIIIe siècles, son incidence directe dans la création d'Églises séparées, mais aussi son influence majeure sur la structuration politique et sociale des communautés chrétiennes en monde islamique.
Ce volume s'adresse à tous ceux qui s'intéressent aux communautés de l'Orient chrétien de l'Antiquité tardive au Moyen-Âge, et plus généralement à l'histoire, l'anthropologie, la culture des aires proche et moyen-orientales où le monachisme s'est épanoui et constitue aujourd'hui encore un patrimoine vivant.

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vol. 8 : Les Mystiques syriaques (2011)

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Profondément liées aux pratiques ascétiques et aux recherches spirituelles monastiques, les œuvres mystiques syriaques ne se confondent cependant pas avec elles. Elles construisent des visions théologiques qui participent nécessairement aux débats dans les institutions ecclésiales, que ce soit chez les syriaques occidentaux ou les syriaques orientaux.
Redevables de l'héritage philosophique grec, des auteurs syro-occidentaux ont élaboré des pensées mystiques, et l'œuvre du Pseudo-Denys a été déterminante dans la mystique sacramentaire de la théologie miaphysite.
C'est du côté oriental que la tradition mystique a été la plus riche et a fleuri, en Mésopotamie mais aussi sur les bords du golfe Arabo-Persique dans le Bet Qatraye, où l'on se souvient d'écrivains fameux comme Isaac de Ninive, Dadisho du Qatar, Martyrios Sahdona, Jean de Dalyatha ; mais qui connaît Shubhalmaran, Hananisho de Beth Qoqa ou Beh Isho de Kamul ?
En privilégiant des analyses thématiques et l'étude de motifs mystiques essentiels, l'ouvrage vise à attirer l'attention sur des œuvres et des auteurs qui, dans la formation et l'évolution des cultures syriaques, ont joué un rôle dans l'histoire du Proche-Orient chrétien et musulman et qui se révèlent précieux pour l'historien.

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